{"id":6876,"date":"2017-06-04T03:15:45","date_gmt":"2017-06-04T02:15:45","guid":{"rendered":"http:\/\/lesmarret.marret.co\/?page_id=6876"},"modified":"2017-06-20T21:02:33","modified_gmt":"2017-06-20T20:02:33","slug":"marry-jarry-et-gaime","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/lesmarret.marret.co\/index.php\/les-marret-bijoutiers\/marry-jarry-et-gaime\/","title":{"rendered":"Marret, Jarry et Gaime"},"content":{"rendered":"<p>Hippolyte Marret (1804-1883) amorce sa carri\u00e8re de bijoutier-joaillier dans la fabrique B\u00e9nier, rue Vivienne, \u00e0 Paris. Il y travaille avec son fr\u00e8re Charles Marret&nbsp;(1807-1846) dans la maison qui prend successivement les noms de <em>B\u00e9nier et Marret Fr\u00e8res<\/em> et de <i>Marret et Fr\u00e8res<\/i> puis tout seul, sous l&rsquo;appellation <em>Hippolyte Marret<\/em>.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-08a_wp.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"100\" class=\"wp-image-5502 alignright\" alt=\"\" src=\"https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-08a_wp.jpg\" data-wp-pid=\"5502\"><\/a>Hippolyte Marret d\u00e9cide alors, en 1846, de s\u2019associer avec l\u2019un de ses beaux-fr\u00e8res, Eug\u00e8ne Jarry (1818-1883) ainsi qu\u2019avec un certain Jean Hippolyte Gaime qui serait, selon Henri Vever, un parent de Pierre Marret, le p\u00e8re d\u2019Hippolyte. La soci\u00e9t\u00e9 <strong>Marret, Jarry et Gaime<\/strong> commence ses op\u00e9rations\u2026<\/p>\n<div id=\"attachment_6761\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-01_wp.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-6761\" width=\"450\" height=\"263\" class=\" wp-image-6761\" alt=\"\" src=\"https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-01_wp.jpg\" data-wp-pid=\"6761\" srcset=\"https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-01_wp.jpg 886w, https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-01_wp-300x175.jpg 300w, https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-01_wp-768x448.jpg 768w, https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-01_wp-800x467.jpg 800w, https:\/\/lesmarret.marret.co\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/Marret-Jarry-et-Gaime-Sali\u00e8res-01_wp-600x350.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-6761\" class=\"wp-caption-text\">Marret, Jarry et Gaime &#8211; Sali\u00e8res<\/p><\/div>\n<p>\u00c0 la suite de la r\u00e9volution de 1848, une succursale est ouverte \u00e0 New-York, sur Broadway (au n<sup>o<\/sup>&nbsp;391\u00bd et 392\u00bd). Jean Hippolyte Gaime quitte la maison et prend la direction des \u00c9tats-Unis. Avec un certain M.&nbsp;Guillemot, ils deviennent les correspondants \u00e0 New-York de la maison parisienne&nbsp;; Gustave Jarry (1821-&nbsp;??), le fr\u00e8re d&rsquo;Eug\u00e8ne rentrant dans la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la place de M.&nbsp;Gaime, celle-ci devient de 1851 \u00e0 1858, <em>Marret et Jarry fr\u00e8res<\/em>.<\/p>\n<p>Mais la succursale new-yorkaise conna\u00eet des probl\u00e8mes majeurs et en 1857, c\u2019est la catastrophe\u2026 La maison, dirig\u00e9e par Gaime et Guillemot fils, fait faillite, probablement de fa\u00e7on frauduleuse, en raison des malversations des deux dirigeants.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab&nbsp;Dans une lettre de d\u00e9cembre 1858 adress\u00e9e par Hippolyte Marret \u00e0 un parent, l&rsquo;abb\u00e9 Marret, cur\u00e9 de la paroisse de Tourzelles, dans le Puy-de-D\u00f4me, il qualifie Gaime et Guillemot de mis\u00e9rables. Quand on sait avec quel soin, \u00e0 cette \u00e9poque, on choisissait mots et expressions, mis\u00e9rables est synonyme de malhonn\u00eates. Le ressentiment de monsieur Marret \u00e9tait grandement justifi\u00e9, cette faillite lui coutant sa commandite de 200.000 francs et une somme \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quivalente, afin de d\u00e9sint\u00e9resser les cr\u00e9anciers. Il \u00e9tait un parfait honn\u00eate homme.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"><em>Souvenirs de Jacques Marchand (1918-1998)<\/em><\/span><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tablissement de New-York ferme d\u00e9finitivement en 1857.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">~~~~~~~<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">&nbsp;\u00ab&nbsp;[\u2026] Nous avons eu plusieurs fois occasion d&rsquo;entretenir nos lecteurs des beaux articles de bijouterie parisienne import\u00e9s \u00e0 New-York par MM. Marret Jarry et Gaime de Paris. Par suite de nouveaux arrangements, la direction d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 nouvelle substitu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ancienne, passe exclusivement \u00e0 MM. Gaime et Guillemot qui, bien que tout-\u00e0-fait ind\u00e9pendants de la maison de Paris, n&rsquo;en conserveront pas moins des relations d&rsquo;affaires suivies avec elle.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab&nbsp;[\u2026] Gaime, Marret et Jarry, ces joailliers parisiens dont les ateliers produisent de si riches et si \u00e9l\u00e9gants bijoux, ne doivent pas \u00eatre oubli\u00e9s, car leurs productions atteignent, par le fini et l\u2019ing\u00e9nieuse originalit\u00e9, aux proportions artistiques. C\u2019est que la ciselure, lorsqu\u2019elle est pouss\u00e9e \u00e0 une pareille perfection, est un Art que n\u2019ont pas d\u00e9daign\u00e9 les grands sculpteurs. Benvenuto Cellini, par exemple, dont les chefs-d\u2019oeuvre restent encore inimit\u00e9s, ne croyait pas d\u00e9roger en ciselant ses d\u00e9licieuses poign\u00e9es d&rsquo;\u00e9p\u00e9es qui portaient \u00e0 la fois des bonbons pour les dames et une lame pour l&rsquo;ennemi. Bien que MM. Marret et Gaime ne soient pas \u00e0 cette hauteur, ils ont pourtant dans leurs ateliers des parures qui peuvent soutenir la comparaison avec tout ce que Paris, cette reine de l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance et du bon go\u00fbt, poss\u00e8de de plus achev\u00e9 en ce genre. Il est difficile, croyons-nous, de faire mieux. Aussi engageons-nous ceux qui recherchent dans un bijou la valeur du travail plut\u00f4t que le poids d&rsquo;un m\u00e9tal pr\u00e9cieux d\u2019aller passer quelques instants dans ce magasin. Ils y trouveront facilement de quoi satisfaire leurs fantaisies, et nul doute que ce ne soit l\u00e0 que se fixeront leurs pr\u00e9f\u00e9rences.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em><span style=\"font-size: 10pt;\">Source&nbsp;: Revue du Nouveau-Monde publi\u00e9e par R\u00e9gis de Trobriand. &nbsp;Vol. IV. New-York. 1850.<\/span> <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hippolyte Marret (1804-1883) amorce sa carri\u00e8re de bijoutier-joaillier dans la fabrique B\u00e9nier, rue Vivienne, \u00e0 Paris. 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